Éloge de la couleur: rencontre croisée entre deux coloristes québécois

[ Texte originalement publié dans le magazine Sentinelle, volume 2 (septembre 2015). ]

Hors des studios « à l’américaine », ils sont une poignée, au Québec, à pratiquer le métier de coloriste. Parmi ceux-là, François Lapierre et André « Gag » Gagnon, qui exercent à charge pleine ou partielle ce « métier de l’ombre » de la bande dessinée auprès d’éditeurs européens ou québécois. Voici, ici, le résultat d’une rencontre avec l’un et l’autre, un « dialogue croisé » autour de la couleur et du métier.

Controverse

Mais, avant toute chose, un point à adresser : en effet, il est difficile de parler du métier de coloriste sans parler de la controverse autour de son statut. Le coloriste est-il auteur de l’album? Ou exécutant?

On le sait, la bande dessinée est bien souvent un travail d’équipe, plusieurs artistes et créateurs sont appelés à intervenir sur l’album. Le scénariste crée l’histoire, le dessinateur l’illustre puis le coloriste en parachève la création en y apportant la couleur. Une fois la BD lancée, les deux premiers en sont reconnus comme les auteurs. Le statut du troisième dépend, lui, du bon vouloir des premiers.

La situation est, par ailleurs, sporadiquement dénoncée dans le milieu de la bande dessinée. En 2009, l’Association des coloristes de bande dessinée a été créée, soulignant cette situation difficile qui, selon eux, met le coloriste en situation de « mendicité » face à ses collègues. « La collaboration entre dessinateur et scénariste doit se faire sans qu’aucun soupçon de subordination ne soit présent, alors que, trop souvent encore, la collaboration d’un coloriste et d’un auteur s’envisage comme une collaboration « forcée » où le coloriste sera la « petite main » de l’auteur de l’œuvre », décriait l’Association à son lancement.

Depuis, la situation n’a guère changée. Certains, plus chanceux, réussissent à revendiquer ce statut de créateur. D’autres doivent se contenter du statut de collaborateur.

« En effet, pour le moment, la question du statut est à la discrétion des auteurs de l’album – dessinateur et scénariste », confirme François Lapierre. Lui se considère chanceux : Régis Loisel et Jean-Louis Tripp lui ont offert, d’office, ce statut pour son travail sur Magasin général. Et Loisel a poursuivi en ce sens pour leurs collaborations sur La Quête de l’oiseau du temps et Le Grand mort. Une visibilité et une reconnaissance qui, par la suite, lui a permis de revendiquer cette position lorsqu’est venu le temps de travailler sur Le Troisième testament – Julius, aux côtés d’Alex Alice, Xavier Dorison et Robin Recht.

Capacité à s’adapter

Coloriste, c’est un métier qui demande de la créativité, certes, mais aussi une vive capacité d’adaptation. Face au travail et aux visées du dessinateur, « le coloriste doit s’adapter », assure François Lapierre, « il faut effectuer notre travail dans le sens du scénario, interpréter le propos du dessinateur » dans une logique de « cohérence » pour l’album. « Après tout, la mise en scène est là! Mon travail, c’est d’être à la hauteur du dessin, et au mieux, de le rendre plus intéressant », poursuit-il.

« En fait, au départ, ce qui oriente le travail, c’est de savoir ce qui a été effectué avant. Est-ce que je reprends le travail de quelqu’un? Est-ce que je m’insère dans un mouvement, ou est-ce que c’est moi qui l’amorce? Dans certains cas, il faut un peu se glisser dans la peau de quelqu’un d’autre, anticiper sa manière de penser… Et peu importe la situation, ça reste un travail de collaboration avec les auteurs », explique André Gagnon.

Il est venu – comme son collègue François Lapierre – un brin par hasard vers ce métier. C’est un mandat pour la restauration de Victor et Rivière d’André-Philippe Côté qui aura servi d’amorce. Il a ensuite travaillé, comme collaborateur, sur différentes séries, aux côtés, entre autres, de Tristan Demers, Jean-Philippe Morin, Sampar ou Jacques Lamontagne.

Ainsi, au fil des mandats, le degré de liberté qui lui est laissé varie. « Dans certains albums, l’univers graphique était déjà bien établi, avec des paramètres à suivre : je ne pouvais y mettre beaucoup d’implication personnelle. Pour d’autres projets, comme la série des Docteur Smog d’André-Philippe Côté, j’avais plus d’engagement, et j’apportais au récit à travers le développement des décors. »

Périodes de travail

Le travail vient par vague, par bloc de planches, périodes où coloriste reste scotché 10h, 12h, 15h par jour à son travail. « La clé, c’est l’organisation. Savoir si ce sera un travail en rush ou non, et préparer son horaire en fonction de ça », note André « Gag » Gagnon.

La résultante, pour une bonne journée de travail, est variable. Une planche. Parfois deux. Trois, à l’occasion… « C’est toujours relatif : ça dépend du dessin. Par exemple, dans Julius, il est très complexe. Je réussis donc à faire une planche, ou une planche et demie par jour… et les aplats sont déjà faits! Par comparaison, je peux arriver à faire deux ou trois planches de Magasin général en 8h ou 9h », indique François Lapierre.

Le nombre de cases est aussi à considérer, lorsqu’on évalue l’ampleur du travail à venir : plus il y a de cases, plus le travail risque d’être long à réaliser. Reste aussi à voir si, justement, les aplats sont déjà faits, ou s’il faut s’activer à « nettoyer » les planches, enlever les marques, « polir » les planches en noir et blanc avant de leur apporter la couleur. « Et plus il y a de gens qui interviennent sur l’approbation de l’épreuve, plus ça peut être long », rappelle « Gag », « mais, la plupart du temps, c’est le dessinateur responsable de la série qui donne le OK quant au choix de la couleur. »

Travail d’ambiance

D’ailleurs, c’est en comparant la résultante, du noir et blanc à la couleur, qu’on se rend compte à quel point celle-ci peut devenir essentielle à la compréhension et l’appréciation de l’ouvrage. Question d’ambiance, d’esprit du récit, dans bien des cas.

Chaque univers a ses codes, ses réalités. « Par exemple, dans les vieux Lucky Luke, lorsque Joe Dalton est en colère, l’arrière-plan est rouge tomate… La couleur donne des éléments d’information au lecteur quant à l’état d’esprit des personnages », observe François Lapierre. « Ainsi, souvent la couleur va exprimer un état qui doit ressortir, trancher. Elle viendra aussi renforcer le rythme de l’album », poursuit André Gagnon.

Dans certains cas, il s’agit de gérer le niveau de complexité de la page. « Plus on met de détails, plus il y a de risque qu’avec la couleur, ça en vienne à ressembler à une pizza. Il faut s’assurer que l’album soit lisible, dès le départ, que le lecteur n’ait pas à se creuser la tête », explique M. Lapierre. « En ce sens, la couleur vient apporter une certaine unité à la page », complète André Gagnon. Amener la cohérence dans les planches, donc, autant que la variété dans l’album… « Si on fait un album où le ciel est toujours bleu, le lecteur n’a pas l’impression de voyager. On peut passer ainsi vers des teintes plus jaunes, créer des ambiances différentes, des ruptures dans le récit. C’est plus agréable pour le lecteur : il n’a pas l’impression de rester toujours sur la même planche! », lance M. Lapierre.

Tout cela avec un côté de type « dérapage contrôlé » selon ce dernier : c’est qu’un choix fait pour l’esthétisme, au fil d’une page, peut causer quelques maux de tête un peu plus loin. « Si en fonction de la dynamique d’une page, je mets un personnage féminin en robe jaune, par exemple, peut-être qu’un peu plus loin, il faudra que je trouve une manière de composer avec ce personnage alors que l’ambiance même de la page sera jaune… Dans ces cas, il faut « tricher » un peu, adapter la tonalité… »

Pour lui, le principal défi, en couleur, c’est le mouvement de l’eau ou des nuages. La difficulté dans ces éléments se trouve, pour lui, dans le côté « organique » qui doit en ressortir : la texture, la légèreté des nuages, ou encore le « rythme » de l’eau, permettant au lecteur de percevoir l’horizontalité du mouvement qui se cache derrière sa surface. « Évidemment, comme dans n’importe quelle situation, il peut y avoir quinze façons différentes d’aborder le truc : il s’agit d’assumer le fait qu’on en a choisi une! », remarque François Lapierre. Mais, encore là, la clé reste d’être au service de l’album : « La narration doit l’emporter sur la volonté de faire joli. »

Un travail à la fois complexe et stimulant, qui vient cultiver et enrichir ce goût de la couleur et de son exploration déjà bien présent chez ces artisans.

« Au début de Safarir, tout était en noir et blanc », se souvient André Gagnon. « Je me suis battu pour la couleur. Pour moi, il fallait que les BD soient en couleur, pour qu’elles rejoignent un public plus large… Il faut dire que j’ai toujours aimé la couleur, j’ai toujours poussé pour ça et j’essaie de partager cette passion auprès des autres dessinateurs, de la relève, de les convaincre de l’intérêt de la couleur! »

Hiver et BD: entre ciel et neige

[ Texte originalement publié dans le magazine TRIP volume 8 (avril 2014). ]

L’hiver… Au gré de quelques mois, le blanc a la cote dans le paysage québécois. La neige, omniprésente, occupe l’horizon. Une blancheur riche, toute en texture ou en couleurs. Qu’elle soit projetée par la tempête ou tombant par gros flocons. Qu’elle soit immaculée, trouvée au détour d’un rang de campagne, ou sale, devenant sloche ou gadoue au détour d’une rue, d’une autoroute. Qu’elle soit éclairée par les premiers éclats du jour ou par la lueur bleutée de la nuit. Son blanc, tragique, nostalgique, comique, trouve évidemment son chemin vers les paysages dessinés. Mais, justement, narrativement et graphiquement, comment traite-t-on la neige en BD?

Amorce de cette réflexion, une conférence de Michel Giguère donnée le 11 décembre 2013 dans sa série des Rendez-vous de la BD à la bibliothèque Gabrielle-Roy. « Dans la neige jusqu’au cou. » Un regard en planches et en cases sur le travail enneigé de dessinateurs d’ici et d’ailleurs. Cela faisait quelques mois que le professeur de bande dessinée cherchait des planches et du visuel, traquait des albums à la narration hivernale. « Bien souvent, je me jetais sur un titre dont la couverture est enneigée, pour m’apercevoir ensuite, en le feuilletant, que la neige n’est pas si présente que ça dans l’ensemble du récit. En fait, j’ai fini par conclure que même si sur 46 pages, il n’y a qu’une seule scène, d’une ou deux planches, qui se déroule dans la neige, et bien, c’est cette planche ou un élément de celle-ci qui se retrouvera sur la couverture! Pourquoi? Peut-être parce que, dans la bande dessinée comme au cinéma, la neige crée à coup sûr une forte atmosphère et, en même temps, une esthétique aussi forte. »

Au fil de la rencontre, Michel Giguère parle du dépouillement des décors qui facilite la clarté narrative. Il montre des planches de dessinateurs comme Pratt, Andréas ou Cosey, qui en exploitent la richesse géométrique. Il parle de titres comme Construire un feu de Chabouté, Far Away de Gabriele Gamberini, Jean-François et Maryse Charles ou encore Buddy Longway et Yakarai de Derib. Cela au gré de panoramas du Nord et du Sud, d’Amérique, d’Europe et d’Asie. Des Alpes à l’Himalaya, jusqu’aux déserts blancs que l’on trouve aux Pôles. Puis, le conférencier démontre le potentiel de l’hiver pour le gag, manière Peanuts ou Calvin and Hobbes. Autant que sa richesse dramatique. « En un sens, la neige est synonyme de froid, donc de souffrance, de difficultés et éventuellement de mort … Et le sang n’est jamais aussi impressionnant que lorsqu’il fait tache sur un tapis de neige. »

La neige, outil dramatique

La neige… Un terrain de jeu pour la violence? Oui. Le constat est d’ailleurs partagé par Patrick Boutin-Gagné, le dessinateur de La Bête du lac et Brogünn, deux albums riches en cases enneigées. Il se souvient de l’effet vif laissé par une histoire de Conan dessinée par Barry Windsor Smith publiée en 1972, The Frost Giant’s Daughter. « Le récit m’avait subjugué à l’époque. Je me disais que ce devait tellement être difficile de porter un coup rapide à l’ennemi pendant que le froid intense martelait poitrine, peau et poumon sans cesse. Courir dans une neige si épaisse tout en essayant de reprendre son souffle. Une immensité blanche qui s’avérait être un ennemi impitoyable malgré un blanc si pur qu’il en devient aveuglant. L’effet de distance causé par l’air beaucoup moins chargé qui s’allonge à l’horizon… L’hiver devenait un ennemi pour tous et ne semblait pas prendre parti »…

Pour le héros, la neige devient un ennemi qui frappe dur et sans discernement. Elle peut aussi devenir un ennemi qui isole. Pour Mikaël, dessinateur de Promise, l’hiver et ses frontières, dures, froides et hostiles, peuvent aussi servir de prétexte au huis clos. « La neige et l’hiver se sont vite imposés dans l’album afin d’augmenter l’effet d’isolement de notre petit village perdu dans les Rocheuses. La neige étouffe les bruits, mène la vie dure aux habitants… Pour notre série BD, elle devient un élément dramatique qui sert à 100 % le récit, un personnage à part entière! Elle vient poser une chape de plomb sur le village et ses habitants, qui se retrouvent ainsi encore plus isolés du reste du monde. »

Pour bien illustrer le potentiel dramatique offert par la neige, Patrick Boutin-Gagné réfère au film Runaway Train, sorti en 1985. Basé sur un scénario d’Akira Kurosawa, cette œuvre lui évoque particulièrement le sentiment de solitude et de désolation qu’une scène hivernale bien travaillée peut apporter à un récit. « Dans la scène finale, le héros est sur le toit d’un des wagons, en pleine tempête, affrontant le vent et le froid impitoyable avec une musique qui renforce l’impression de l’immense et silencieux manteau blanc. Le froid, le gel et le désespoir de l’hiver mettent encore plus l’accent sur la force et l’instinct animal de ce personnage qui devenait, grâce aux éléments propres à cette saison, plus grand que nature… »

Toutefois, selon François Lapierre, auteur de Chroniques sauvages ou Sagah-Nah, également coloriste de Magasin général, il importe de ne pas réduire l’hiver uniquement à ses dimensions de violence, de solitude ou de désolation. « Même si plusieurs nuances seraient à apporter entre ces deux extrêmes, on peut dire qu’il y a deux ambiances propres à l’hiver. D’un côté, l’hiver joyeux du temps des Fêtes, avec le beau soleil qui vient réchauffer la neige, lui donnant des teintes jaunes et orangées. L’hiver devient alors festif, c’est l’hiver à la Magasin général. L’autre ambiance, c’est celle que j’ai préconisée dans Chroniques : un hiver monochrome, empreint de solitude, où la forêt devient un dédale sans vie, un beau miroir de l’âme et du désespoir. Un peu comme les limbes… Et où les rencontres humaines, animalières ou mystiques se confondent entre réalité et illusions. »

Dessiner la neige

Le potentiel narratif de la neige est-il limité par des défis particuliers au dessin, question d’en bien faire transparaître les textures, ambiances et couleurs, au-delà de l’incontournable blanc? « En fait, je dirais que c’est plus facile, indique Mikaël. La neige vient tout recouvrir et ne laisse dépasser que quelques éléments de la végétation, donc, je n’ai pas à tout dessiner! » Un constat que partage également François Lapierre : « C’est plus simple pour moi de faire une forêt enneigée qu’estivale. Les branches sont dénudées de feuilles, le sol masqué sous une masse de neige… Je peux en tracer les démarcations où ça me convient, où ce sera le plus intéressant graphiquement. » « En fait, le contraste des éléments avec le blanc de la neige aide à donner de la profondeur à l’image, observe Patrick Boutin-Gagné. Les traces des personnages, les montagnes en arrière-plan, la neige recouvrant presque toujours les pieds des personnages qu’on a pas besoin de dessiner trop souvent… Pour ma part, le défi est plutôt de dessiner les histoires qui ne se passent pas l’hiver! »

Tout ça, pour Mikaël au profit des sensations, des souvenirs… « Dans mes récits jeunesse comme La Neige, je cherche surtout à recréer les sensations que nous avions étant petits avec cet élément naturel. Faire des batailles de balles de neige. Construire des bonshommes de neige. Jouer des heures dehors pour ensuite rentrer les pieds gelés, à temps pour Passe-partout… Bref : recréer le côté doux et cotonneux de la neige. Au niveau des couleurs, ça veut dire utiliser la capacité qu’elle a à absorber les couleurs du ciel, à se teinter de rose, de mauve… » Pour développer les volumes, donner du relief, la solution passe bien souvent par la couleur : « Les rebords aux teints plus froids, l’ombre bleutée des arbres venant zigzaguer sur le sol, indique François Lapierre… Et quand l’ambiance est enneigée, la profondeur des champs disparaît pour créer une masse verticale où la neige à 100 mètres est pratiquement au même niveau que celle se trouvant à quelques pas… Les profondeurs s’aplanissent, le mystique apparaît. »

Qu’en est-il des éléments de décors? Question de bien y fixer la neige, Mikaël travaille à partir de photos, pour ensuite codifier la neige afin qu’elle épouse le style graphique choisi. « Ce qui est difficile à rendre, c’est la manière dont la neige se dépose sur une barrière, le long d’un mur, son interaction avec les arbres, les maisons, les traces laissées par le passage d’un homme ou d’un cheval, etc. » Tout ça permet également d’enrichir l’œuvre, d’un point de vue graphique, rappelle François Lapierre. « Le rouge du sang sur la neige, oui, mais aussi la possibilité de donner du mouvement lors des tempêtes, ou quand les pas font soit des traces, soit lever la neige sur le sol… L’emphase peut alors être mise sur quelques détails. »

Et, au final, ces considérations doivent servir le récit. Question de s’assurer que les conditions météorologiques en reflètent l’enjeu, en projettent l’ambiance… Tout ça pour le bénéfice du lecteur. Pour le faire embarquer et le transporter. Pour lui permettre, à lui aussi, de plonger à pieds joints dans la neige, que ce soit pour renouer avec les plaisirs de l’enfance, ou pour affronter tout ce qu’elle porte de dangers.

Coups de coeur BD 2014 – La liste de l’émission du 16 janvier 2015

ous n’avez pas eu le temps de noter tous les titres mentionnés par nos invités lors de la première émission de notre série « Coups de cœur 2014 »? Qu’à cela ne tienne : voici la liste des titres présentés en ondes par Jean-Dominic Leduc, Pierre Blais et Michel Giguère le vendredi 9 janvier 2015.

Stéphan Gravel, chroniqueur BD

  • Le Chien qui louche, d’Étienne Davodeau (Futuropolis)
  • Moby Dick, de Christophe Chabouté (Vents d’Ouest)
  • LIP – Des héros ordinaires, de Laurent Galadon et Damiel Vidal (Dargaud)
  • Rouge comme la neige, de Christian De Metter (Casterman)
  • La Vie de Mizuki 3, de Shigeru Mizuki (Cornélius)
  • L’Arabe du futur, de Riad Sattouf (Allary)
  • Natasha (intégrale), de François Walthéry (Dupuis)
  • Perico 1 et 2, de Régis Hauttière et Philippe Berthet (Dargaud)
  • Moi, assassin, d’Antonio Altariba et Keko (Denoël)
  • Little Tulip, de François Boucq et Jérôme Charin (Le Lombard)
  • Calavera, de Charles Burns (Cornélius)

Raymond Poirier, chroniqueur BD

  • Blast 4 : Pourvu que les Bouddhiste se trompent, de Manu Larcenet
  • Punk Rock et Mobiles Homes, de Derf Backderf (Ça et là)
  • Fran, de Jim Woodring (L’Association)
  • Moi, assassin, d’Antonio Altariba et Keko (Denoël)
  • Vous êtes tous jaloux de mon jetpack, de Tom Gauld (Alto)
  • Promise 2 : L’Homme-souffrance, de Mikaël et Thierry Lamy (Glénat)
  • Le Bestiaire des fruits, de Zviane (La Pastèque)
  • Chroniques du Centre-Sud, de Richard Suicide (Éditions Pow Pow)
  • J’aime les filles, de Diane Obomsawin (L’Oie de cravan)
  • L’Abominable Charles Christopher, de Karl Kerschl (Studio Lounak)

 Nicolas Fréret, chroniqueur BD

  • Blast 4 : Pourvu que les Bouddhiste se trompent, de Manu Larcenet
  • Magasin général, de Régis Loisel et Jean-Louis Tripp (Casterman)
  • L’Arabe du futur, de Riad Sattouf (Allary)
  • 23h72, de Blonk (Éditions Pow Pow)
  • Moi, assassin, d’Antonio Altariba et Keko (Denoël)