Les finalistes du 8ème Prix de la critique ACBD de la bande dessinée québécoise

L’Association des critiques et journalistes de bande dessinée (ACBD) a le plaisir de dévoiler aujourd’hui les quatre albums finalistes pour le Prix de la critique ACBD de la bande dessinée québécoise 2022 :

  • Football fantaisie de Zviane (Éditions Pow Pow)
  • Mégantic, un train dans la nuit de Christian Quesnel et Anne-Marie Saint-Cerny (Écosociété)
  • Un Paris pour Dallaire  de Marc Tessier et Siris (La Pastèque)
  • Wendy – maître ès art de Walter Scott (La Pastèque)

Ces quatre titres ont été sélectionnés par les membres du comité de sélection du Prix de la critique ACBD de la bande dessinée québécoise 2022 parmi les nombreux ouvrages de bande dessinée réalisés par des auteurs ou autrices résidant au Québec, et publiés entre le 1er juillet 2021 et le 30 juin 2022.

Après le vote de l’ensemble des adhérents de l’association, le lauréat ou la lauréate du 8e Prix de la critique ACBD de la bande dessinée québécoise (BDQ) sera dévoilé au début du mois de novembre 2022 par communiqué de presse. Le prix sera remis en main propre le samedi 3 décembre au récipiendaire – de même qu’aux récipiendaires 2021 et 2020 – à l’occasion des Rendez-vous de la BD de Gatineau.

Le Prix de la critique ACBD de la bande dessinée québécoise assure une reconnaissance internationale francophone annuelle pour la BDQ. Il vise à mettre en avant la créativité, la diversité et la richesse de la BDQ au-delà des frontières du Québec.

Il a également pour ambition, au même titre que le Grand prix de la critique ACBD, de «soutenir et mettre en valeur, dans un esprit de découverte, un livre de bande dessinée, publié en langue française, à forte exigence narrative et graphique, marquant par sa puissance, son originalité, la nouveauté de son propos ou des moyens que l’auteur y déploie».

L’ACBD compte 96 journalistes et critiques actifs qui parlent régulièrement de bande dessinée dans la presse régionale et nationale écrite, audiovisuelle et numérique, dans l’espace francophone de l’Europe et du Québec.

Les Frères Miller: un jeu vidéo littéraire disponible 100% en ligne

Les amateurs et amatrices de littérature, de bande dessinée et de jeux vidéo rétro ont de quoi se réjouir avec l’arrivée en ligne du tout nouveau jeu vidéo littéraire Les Frères Miller. Imaginé par le duo St-Laurent Sachet et développé en collaboration avec Québec BD, cette expérience numérique hors normes, aussi déjantée que légendaire, est disponible dès maintenant en ligne, en accès libre et gratuit, sur le site Web de St-Laurent Sachet. 

Avec Les Frères Miller, le duo St-Laurent Sachet (Julien Dallaire-Charest et Guillaume Proteau-Beaulieu) propose un riche échange entre les arts interactifs et la création de récits. Le « jeu vidéo littéraire » entremêle ainsi les codes narratifs de l’écriture, du jeu vidéo et de l’illustration, offrant une expérience atypique de bande dessinée interactive, soutenue par une trame sonore 100% originale créée par Julien Babin. 

« Les Frères Miller, c’est un projet qui embrasse toutes nos passions personnelles, du jeu vidéo à la bande dessinée, des extra-terrestres en passant par les contes et légendes du Québec ! C’est véritablement dans notre univers créatif que le public est invité à plonger : on a créé une nouvelle légende, entièrement fictive et un peu comique, dans une version un peu fantastique du Bas-Saint-Laurent », explique Julien Dallaire-Charest, cofondateur de St-Laurent Sachet et instigateur du projet. 

Les Frères Miller propose une expérience narrative surprenante au lecteur ou au joueur dans laquelle l’histoire se dévoile peu à peu, au rythme du joueur et en fonction de ses choix. « Ça a été un gros défi à réaliser et on est fiers de pouvoir maintenant le proposer au public du Québec, mais aussi de toute la webosphère! », poursuit Guillaume Proteau-Beaulieu, cofondateur de St-Laurent Sachet.

Pour découvrir la bande-annonce du projet c’est ici.   

Pour essayer Les Frères Miller c’est ici.

Quels sont les albums lauréats de la 35e édition des prix Bédéis Causa?

Après deux ans de galas virtuels, la remise des Prix Bédéis Causa a à nouveau pu se tenir en présence des représentants du milieu, au Musée de la Civilisation, dans le cadre du 35e Festival Québec. Sous la gouverne du maître de cérémonie Raymond Poirier, animateur de l’émission La vie en BD, la cérémonie fut l’occasion de souligner la richesse des nombreuses publications de bande dessinée qui ont vu le jour dans la dernière année au Québec et la vitalité actuelle du 9e art d’ici. Huit prix ont été remis cette année, dont cinq auxquels étaient attachées des bourses de 1 000 $, offertes notamment par BROUILLARD et la Librairie Pantoute, accompagnés également de cartes-cadeaux du réseau Les libraires. La dure tâche de sélectionner les finalistes et les lauréats a été confiée à un jury formé de libraires, de bibliothécaires et de chroniqueurs spécialisés.

La cérémonie a débuté avec la remise du prix Prix Albéric-Bourgeois, décerné à un album francophone publié à l’étranger par un.e auteur.e canadien.ne. C’est Djief, un auteur de la ville de Québec, qui a remporté l’honneur pour le premier tome de sa captivante série Créatures, La ville qui ne dort jamais. Issue d’une collaboration avec le scénariste Stéphane Betbeder et publié chez Dupuis, l’album a su charmer le jury par la grande qualité, et l’inventivité, du dessin et de la mise en cases.

Du côté des albums étrangers, deux prix ont été remis à des coups de cœur du jury. Le Prix Maurice-Petitdidier, pour un album francophone édité hors Canada, a été attribué à l’impressionnant roman graphique René.e aux bois dormants (Sarbacane), de la photographe et illustratrice française Elene Usdin. Quant à lui, le Prix Roberto-Wilson, pour un albumpublié en français et issu d’une traduction, a été remis à Monstres (Delcourt), de l’auteur anglais Barry Windsor Smith, un album puissant qui à la fois dérange et séduit.

Soulignant le travail d’un.e auteur.e s’étant le plus illustré.e avec son premier album francophone professionnel, le Prix Réal-Fillion a été remise cette année l’auteur.e et illustratrice de Québec Valérie Boivin, pour son album Rien de sérieux (Nouvelle Adresse). Très maîtrisé, ce récit personnel et teinté d’autodérision s’était déjà démarqué en mars dernier en étant l’ouvrage à l’honneur dans l’initiative collective Une ville, un livre, de Québec, ville littéraire de l’UNESCO.

Remis pour une 7e année maintenant, le Prix Jacques-Hurtubise se veut une façon pour Québec BD d’encourager la nouvelle création et de faciliter la naissance de projets d’autoédition. Accompagné d’une bourse remise par la Librairie Pantoute, le prix a été décerné cette année par Hélène Fleury, cofondatrice de CROC, à un projet qui a charmé par sa qualité manifeste et son humour :  50 nuances de bruits, de Sandra Breault. Il est possible de découvrir des extraits du projet sur le site de l’auteure au sandrabreault-illustration.com.

Nommé en l’honneur de la première auteure de BD québécoise, le Prix Yvette-Lapointe souligne l’excellence d’une publication québécoise destinée à un public jeunesse. Cette année, c’est avec un album tout en finesse et d’une grande qualité graphique, Truffe (La Pastèque), que s’est démarqué le duo formé de la dramaturge et romancière Fanny Britt et de l’illustratrice Isabelle Arsenault

Le Grand prix de la ville de Québec, accompagné d’une bourse remise par BROUILLARD, cherche à souligner l’excellence d’une œuvre publiée au Québec. La compétition était particulièrement relevée cette année avec la parution de plusieurs albums marquants. C’est cependant Mégantic: un train dans la nuit, d’Anne-Marie Saint-Cerny et Christian Quesnel (Écosociété) qui a été retenu. Abordant admirablement les enjeux politiques et environnementaux d’une tragédie sur laquelle la lumière n’a toujours pas été faite, cet album documentaire superbement illustré est également un hommage nécessaire aux victimes.

La cérémonie s’est conclue avec la remise du Prix Albert-Chartier, en hommage cette année à deux individus influents du monde de la bande dessinée québécoise. En duo, Réal Godbout et Pierre Fournier ont créé des personnages marquants du 9e art d’ici avec les séries Michel Risque et Red Ketchup. Mais à titre individuel, ils ont également eu un grand apport au développement la BDQ, et ce, avec des carrières qui ont débutées au début des années 70. Dans un vibrant hommage à celui qui a créé l’iconique personnage Capitaine Kébec, le chroniqueur spécialisé Jean-Dominic Leduc a rappelé comment Pierre Fournier a été de nombreuses initiatives qui ont influencé l’essor de la bande dessinée au Québec et que sa générosité et sa passion l’ont amené à inspirer plusieurs auteur.e.s.  Il en va de même pour Réal Godbout, qui, en plus d’une prolifique carrière à titre d’auteur, a su partager son art et former une foule de jeunes créateurs et créatrices à l’Université du Québec en Outaouais. Sylvain Lemay, directeur à l’École multidisciplinaire de l’image (ÉMI) de l’UQO a souligné la contribution importante de ce dernier à toute une génération d’auteur.e.s qui aujourd’hui font leur marque dans la bande dessinée québécoise. 

Rappelons que la présentation des Bédéis Causa porte sur les albums publiés entre le 1er janvier et le 31 décembre 2021. Les critères d’éligibilité détaillés sont également disponibles au www.quebecbd.com.