Julie Doucet et « On se lundi matin » à L’Oeil de poisson

Après plus de dix années prolifiques et très remarquées en bande dessinée, Julie Doucet quitte cette pratique au profit de la vidéo d’animation. Dans son travail, on constate une grande liberté et une diversité de formes avec, comme trame de fond, la trace évidente du fait main, du dessiné, du collé, de l’altéré. Plus apparent encore : les dessins, livres ou poèmes de Julie Doucet partagent l’utilisation conjointe du mot et de l’image. Une sorte de curiosité inlassable pour l’expérimentation a poussé l’artiste à prendre ses distances de l’édition de la BD, milieu se montrant pour elle trop prudent et conventionnel.

Suite à l’invitation de Dominique Pétrin, Julie Doucet présente « On se lundi matin », une collection fragmentaire de petites capsules vidéo. Dans ce projet, elle passe du dessin au mot et laisse, dans certaines pièces, la place première à l’écriture narrative. Elle s’associe à Anne-Françoise Jacques qui réalise chacune des trames sonores créées spécifiquement pour les projets présentés.

Julie Doucet est née en 1965 à Montréal. Elle obtient en 1987 un certificat en arts d’impression à l’UQÀM et se consacre ensuite à la bande dessinée jusqu’en 1999. Ses bandes dessinées ont été traduites en plusieurs langues, dont l’allemand, l’espagnol, l’italien, le finnois et le japonais. Ayant habité consécutivement New York, Seattle et Berlin, elle habite présentement Montréal. Après une collaboration avec le cinéaste Michel Gondry, Doucet réalise des films d’animation.

Artiste sonore résidant à Montréal, Anne-F. Jacques s’intéresse à l’amplification de petits objets, à l’électricité, aux grattements et aux collages sonores impromptus. Depuis 2004, elle performe régulièrement en solo, au sein du duo minibloc (avec Nicolas Dion) ou avec divers collectifs d’improvisation. Elle élabore également des installations sonores.

Jusqu’au 18 mars 2012 à L’Oeil de poisson.

Au menu de l’émission du 24 février 2012

Une nouvelle édition de La vie en BD est à l’horaire, ce vendredi, 17h30 à 18h30.

L’animateur Raymond Poirier rencontre Julie Doucet, ancienne bédéiste qui se consacre maintenant aux arts visuels et à l’animation, autour d’On se lundi matin présentée à l’entrée vidéo de L’Oeil de poisson. Aussi en entrevue, Luc Thibault, qui viendra présenter le tome 1 de la série Section des homicides, Fureur meurtrière.

Côté chronique, on vous proposera les commentaires BD de Stéphan Gravel, de même qu’un regard sur les Micros ouverts de la BD, qui débutent lundi prochain, 27 février.

C’est un rendez-vous, vendredi 24 février, au 89,1 FM, à Québec, ou sur le Web au www.ckrl.qc.ca.

Les auteurs québécois publié à l’étranger: résumé de la chronique de Thomas-Louis Côté

Chronique Thomas-Louis Côté, ce vendredi 14 octobre, autour des auteurs québécois édités à l’international. Petit résumé…

Le premier? The Education of Annie, publié dans le Boston Post de 1900 à 1903. Sinon, d’autres présences chez nos voisins du Sud avec Raoul Barré, ou, au fil des années 1980, Denis Rodier (avec Death of Superman). Le marché américain est toujours exploité, par ailleurs, avec plusieurs auteurs basés à Montréal, comme Yannick Paquette.

La diffusion d’auteurs québécois aura été également appuyé par GrafikSismik, à Québec, qui aura permis à Djief, Niko Henrichon et d’autres de faire leurs armes sur des séries américaines populaires.

Pour l’Europe, quelques titres :

  • Red Ketchup, de Pierre Fournier et Réal Godbout ( Dargaud, 1991 à 1994);
  • Pixies, de Pierre Dubois et Robert Rivard (Glénat, 1991 à 1993);
  • Ciboir de criss, de Julie Doucet (L’Association, 1996);
  • Réflexions et Shenzen, de Guy Delisle (L’Association, 1996 et 2000);
  • Bug Hunter et Moréa, de Thierry Labrosse (Soleil, 1996 et 2000);
  • Sagan-ah, de François Lapierre (Soleil, 2002);
  • Millénaire, de François Miville-Deschênes (Humanoïdes associés, 2003);
  • Tard dans la nuit, de VoRo (Vents d’Ouest, 2004);
  • Le Pouple, de Leif Tande (Six pieds sous terre, 2004);
  • Les Nombrils, de Delaf et Dubuc (Dupuis, 2006);
  • Ab bedex compilato, d’Henriette Valium (L’Association, 2007).

Glénat Québec est apparu en 2008, résultat également de ce nombre grandissant d’auteurs québécois publiés outre-mer et de l’intérêt des lecteurs européen pour les réalisations des bédéistes d’ici. Aujourd’hui, les Québécois sont publiés un peu partout en Europe, dans toutes les principales maisons d’édition.