Les auteurs québécois publié à l’étranger: résumé de la chronique de Thomas-Louis Côté

Chronique Thomas-Louis Côté, ce vendredi 14 octobre, autour des auteurs québécois édités à l’international. Petit résumé…

Le premier? The Education of Annie, publié dans le Boston Post de 1900 à 1903. Sinon, d’autres présences chez nos voisins du Sud avec Raoul Barré, ou, au fil des années 1980, Denis Rodier (avec Death of Superman). Le marché américain est toujours exploité, par ailleurs, avec plusieurs auteurs basés à Montréal, comme Yannick Paquette.

La diffusion d’auteurs québécois aura été également appuyé par GrafikSismik, à Québec, qui aura permis à Djief, Niko Henrichon et d’autres de faire leurs armes sur des séries américaines populaires.

Pour l’Europe, quelques titres :

  • Red Ketchup, de Pierre Fournier et Réal Godbout ( Dargaud, 1991 à 1994);
  • Pixies, de Pierre Dubois et Robert Rivard (Glénat, 1991 à 1993);
  • Ciboir de criss, de Julie Doucet (L’Association, 1996);
  • Réflexions et Shenzen, de Guy Delisle (L’Association, 1996 et 2000);
  • Bug Hunter et Moréa, de Thierry Labrosse (Soleil, 1996 et 2000);
  • Sagan-ah, de François Lapierre (Soleil, 2002);
  • Millénaire, de François Miville-Deschênes (Humanoïdes associés, 2003);
  • Tard dans la nuit, de VoRo (Vents d’Ouest, 2004);
  • Le Pouple, de Leif Tande (Six pieds sous terre, 2004);
  • Les Nombrils, de Delaf et Dubuc (Dupuis, 2006);
  • Ab bedex compilato, d’Henriette Valium (L’Association, 2007).

Glénat Québec est apparu en 2008, résultat également de ce nombre grandissant d’auteurs québécois publiés outre-mer et de l’intérêt des lecteurs européen pour les réalisations des bédéistes d’ici. Aujourd’hui, les Québécois sont publiés un peu partout en Europe, dans toutes les principales maisons d’édition.

L’illustratrice Marie-France Tremblay expose à L’Oeil de poisson

Convertissant l’Entrée vidéo de l’Oeil de poisson en une murale, Marie-France Tremblay nous surprend par une toute autre manière d’user de la répétition d’images, associée à l’animation ou à la vidéo. Elle propose une mise en espace de sa série d’illustration Les pyjamas, amorcée sur le site marie-dessine. Dans cette série, elle se réfère aux impressions caractéristiques à l’ornementation du pyjama en construisant des motifs relevant d’une tout autre iconographie.

Cascades prend la forme d’une grande image, à mi-chemin entre le papier peint et le collage, issue d’impressions artisanales réunies au mur. Dans une scène improbable qui rappelle une vaste piscine, un réseau d’aqueduc ou même une sorte d’égoût, des centaines de baigneurs s’évertuent à effectuer différents sauts et acrobaties dans une eau encombrée de plongeurs et d’obstacles.

Marie-France Tremblay a vu le jour dans un petit village de l’Abitibi-Témiscamingue avant de venir s’établir à Québec. Elle est détentrice d’un baccalauréat en enseignement des arts plastiques. Parallèlement à sa carrière d’enseignante, elle soutient, depuis janvier 2007, le projet de créer et publier une image par jour (ou presque) sur son site marie-dessine, et plus récemment par le biais de son profil Facebook. Son activité créative prend des formes très variées. Elle puise aux techniques de l’estampe, du tricot, de l’impression textile et de la micro-édition pour créer des séries d’images ou d’objets.

Du 14 octobre au 13 novembre 2011. Vernissage le vendredi 14 octobre à 20h, rencontre avec l’artiste à 19h30.