Bédéis Causa 2020 : les lauréats dévoilés en ligne

C’est à l’occasion d’une diffusion en direct sur Facebook que le public a pu découvrir cette année les lauréats des 33e Prix Bédéis Causa, remis par Québec BD.

En effet, suite à l’annulation de son festival annuel devant se tenir du 11 au 19 avril dernier, Québec BD a choisi de présenter en ligne la remise de ses prix qui habituellement se déroule au Musée de la civilisation. « C’était important pour nous de remettre nos prix et poursuivre cette tradition dans le milieu du 9e art au Québec. », affirme Thomas-Louis Côté, directeur de Québec BD. « Vu les circonstances, nous avons cherché à élaborer une cérémonie virtuelle rythmée, composée de captations vidéos prises en mode confinement par tous ceux impliqués, afin de dévoiler les gagnants des huit catégories », poursuit-il. Cherchant à récompenser ce qui se fait de mieux en matière de bande dessinée, et plus spécialement celle créée par les auteur.e.s d’ici, la remise des Bédéis Causa est chaque année un événement marquant du Festival Québec BD.

Le premier prix remis lors de la cérémonie fut le Prix Réal-Fillion, décerné à un auteur.e canadien, scénariste et/ou dessinateur, s’étant le plus illustré avec son premier album francophone professionnel. Les honneurs sont revenus cette année à Brigitte Archambault, pour Le Projet Shiatsung (Mécanique générale), une première bande dessinée d’anticipation aboutie et d’une belle maturité, qui ose tant dans les questionnements qu’elle supporte, que dans l’univers visuel proposé.

Décerné au meilleur album de langue française publié à l’étranger par un ou des auteur.e.s canadiens, dessinateurs et/ou scénaristes, le Prix Albéric-Bourgeois fut remis au dessinateur François Miville-Deschênes, pour son album Zaroff (Lombard), créé avec Sylvain Runberg au scénario. Ce faisant, le jury tenait à souligner une exceptionnelle bande dessinée d’action et d’aventure, au scénario enlevant appuyé par un dessin d’une vive qualité.

Rebaptisé cette année en l’honneur du premier auteur de bande dessinée d’origine haïtienne au Québec, le Prix Roberto-Wilson cherche à souligner un coup de cœur du jury pour album publié en français et issu d’une traduction. Cette année, le prix a été décerné à l’album In Waves (Casterman), de l’auteur américain AJ Dungo, une œuvre riche en émotion, véritable hommage à la vie, à l’amour et l’amitié, autant qu’aux moments partagés.

Sélectionné normalement par un jury d’élèves de l’école Les Jeunes du monde, qui n’a malheureusement pas pu se réunir suite à la fermeture de l’établissement, le Prix Yvette-Lapointe a été choisi cette année par le jury des Bédéis Cauda. Décerné au meilleur album jeunesse de langue française publié par des auteur.es canadiens, le prix a été remis à Pascal Colrpon et Jocelyn Boisvert pour l’album Mort et déterré T. 1 (Dupuis), une bande dessinée jeunesse qui sait passer entre rire et larme, entre légèreté et questions fondamentales, portée à la fois par un scénario et un dessin solides.

Coup de cœur du jury pour album francophone publié à l’étranger par des auteur.es non canadiens, le Prix Maurice-Petitdidier a été remis à un album qui offre une relecture originale et surprenante de l’univers du plus célèbre des détectives privés, soit Dans la tête de Sherlock Holmes (Ankama), de Cyril Lieron et Benoît Dahan.

À nouveau, Québec BD a remis le Prix Jacques-Hurtubise, visant à favoriser la nouvelle création et les auteurs émergents au Québec. Ce prix, assorti d’une bourse de 1 000 $ offerte par la Librairie Pantoute, est destiné à aider un.e auteur.e à mener à terme un projet déjà en chantier de publication en autoédition. La lauréate cette année est Sarah Dunlavey, alias Madame Lady, qui s’est démarquée par son beau coup de crayon et la finesse de son humour.

Le Grand prix de la ville de Québec, remis au meilleur album de langue française publié au Québec par des auteur.e.s canadiens, a été décerné cette année à Mélanie Leclerc, pour Contacts (Mécanique générale), un superbe album, entre intime et collectif, un beau regard sur la transmission d’une passion autant que sur l’histoire de notre cinéma documentaire.

Pour clore la cérémonie, Québec BD a remis comme à l’habitude le Prix Albert-Chartier, attribué chaque année à un individu ou organisme ayant marqué le monde de la bande dessinée francophone au Québec. Cette année, l’honneur est revenu à Michel Giguère, pour souligner notamment son travail de médiateur pour le 9e art au Québec et ses 15 ans à la barre des Rendez-vous de la BD de la Bibliothèque de Québec. L’auteur Francis Desharnais lui a rendu un vibrant hommage, soulignant son parcours et l’importance de son travail pour le milieu de la bande dessinée, à Québec et au Québec. « C’est grâce à un travail de fond comme le sien que la bande dessinée québécoise connaît ses plus belles années depuis 15 ans », affirme monsieur Desharnais.

Pour découvrir ou redécouvrir la 33e remise des Prix Bédéis Causa, celle-ci est disponible sur les diverses plateformes numériques du Festival Québec BD. De plus, l’émission La vie en BD, sur les ondes de CKRL 89.1, présentera une émission spéciale ce vendredi 24 avril, à 17h30. Tous les détails se trouvent sur le site Web www.quebecbd.com.

Rappelons que la présentation des Bédéis Causa porte sur les albums publiés entre le 1er janvier et le 31 décembre 2019.

La sélection des finalistes et des lauréats a été effectuée par un jury composé de Raymond Poirier (CKRL 89.1), Marie-Hélène Vaugeois (Librairie Vaugeois), Marco Duchesne (Librairie Pantoute), Jérôme Vermette (Librairie La Liberté), Julie Collin (Julie lit au lit) et Marik Trépanier (Bibliothèque de Québec).

Rendez-vous virtuel pour la remise des 33e prix Bédéis Causa

L’équipe de Québec BD a le plaisir de vous convier au dévoilement des lauréats et lauréates de la 33e présentation des prix Bédéis Causa, le jeudi 23 avril, à 17 h.

Cette année, suite à l’annulation du Festival Québec BD et aux contraintes de confinement, l’événement sera diffusé en direct sur la page Facebook de Québec BD. Huit prix seront remis lors de la cérémonie, dont le Grand prix ville de Québec, le prix Robert-Wilson et le prix hommage Albert-Chartier.

Quand : le jeudi 23 avril, à 17 h

La cérémonie sera aussi disponible par la suite sur les différentes plateformes de Québec BD. Consultez la liste sur la page d’accueil du http://www.quebecbd.com

Le Festival Québec BD remets ses 32e prix Bédéis Causa

À l’aube du dernier weekend du 32e Festival Québec BD, l’organisation de l’événement a remis, lors d’une cérémonie au Musée de la civilisation, ses prix Bédéis Causa. Décernés depuis 1988, ces récompenses soulignent le travail des auteur.e.s et l’excellence d’œuvres de bande dessinée provenant principalement de créateurs québécois. Effectué en présence de nombreux invités, le dévoilement des lauréats a permis de mettre en lumière la vitalité du 9e art et la diversité des créations d’ici.

La cérémonie a débuté avec la remise du prix Réal-Fillion, récompensant un.e auteur.e canadien, scénariste et/ou dessinateur, s’étant le plus illustré avec un premier album francophone professionnel. Les lauréats de cette année pour ce prix, qui ont été dévoilés par le directeur de Québec BD, Thomas-Louis Côté, sont Jean-François Laliberté et Sacha Lefebvre, pour le premier tome de la série de science-fiction U-Merlin(Michel Quintin).

La remise s’est poursuivie par le dévoilement des albums lauréats des prix Maurice-Petitdidier,  un coup de coeur du jury pour album francophone publié à l’étranger, ainsi que du prix Traduction, un coup de coeur du jury pour album publié en français et issu d’une traduction. Les lauréats de ces catégories sont respectivement Ceux qui restent, de Joseph Busquet et Alex Xoül (Delcourt), et le premier tome de Royal City, de Jeff Lemire (Urban Comics). Ces prix ont été remis par Pauline Berenguer, chargée de mission Art, Culture et Francophonie au Consulat général de France à Québec, et Philippe Brocard, président de Lyon BD.

Le prix Albéric-Bourgeois, décerné au meilleur album de langue française publié à l’étranger par des auteur.e.s canadiens, dessinateurs et/ou scénaristes, a quant à lui été remis à l’auteur de Québec Mikaël, pour le deuxième tome de sa série Giant (Dargaud), par la présidente de Québec BD, Tanya Beaumont.

C’est à une représentante du jury jeunesse, formé d’élèves de l’École des Jeunes du Monde, qu’est revenu l’honneur de présenter l’album lauréat du premier prix Yvette Lapointe, destiné au meilleur album jeunesse de langue française publié par des auteur.e canadiens. Les membres du jury sont tombés sous le charme du premier tome de la nouvelle série Aventurosaure, de l’auteur montréalais Julien Paré-Sorel (Presses Aventure).

Ensuite, la relève a été mise à l’honneur avec le dévoilement, par Hélène Fleury, cofondatrice du magazine CROC, du lauréat du prix Jacques-Hurtubise, visant à favoriser la nouvelle création et les auteurs émergents au Québec. Ce prix, accompagné d’une bourse de 1 000$ offerte par Brouillard, a été remis à Julien Dallaire-Charest, lui permettant de mener à terme son projet Pogneurs de spectres. L’auteur sera invité à présenter une exposition de son travail lors de la prochaine présentation du Festival Québec BD.

C’est à Alicia Despins, conseillère municipale du district Vanier-Duberger et membre du comité exécutif responsable de la culture, de la techno-culture et des grands évènements, qu’est revenu le plaisir de dévoiler l’album lauréat Grand prix de la ville de Québec, attribué au meilleur album de langue française publié au Québec par des auteur.e.s canadiens. Les honneurs sont revenus à l’auteur de Québec Francis Desharnais, pour son album La Petite Russie (Pow Pow).

Pour terminer la cérémonie, l’organisation a décidé cette année de remettre deux prix hommage Albert-Chartier, à une auteure et un auteur qui ont innové par leur pratique. Dans un premier temps, c’est à l’auteureSylvie Rancourt qu’un hommage a été rendu. Créatrice de la série Mélody, elle a utilisé la bande dessinée autobiographique pour raconter les réalités de sa vie de danseuse nue au début des années 80, à une époque où ce style était peu commun. Son œuvre a été publiée au Québec, aux États-Unis et en Europe, où la réédition de Mélody a notamment été en nomination pour le prix Patrimoine du Festival International de la bande dessinée d’Angoulême, en 2014.  C’est l’historien Michel Viau qui a par la suite remis le deuxième prix Albert-Chartier à un pionnier de la BD de genre au Québec, Paulin Lessard. Résident du Saguenay, Paulin Lessard a publié dans de nombreux journaux, de 1947 à 1949, sa série de science-fiction Les deux petits nains et ce, à une époque où ce style était virtuellement inexistant dans la production québécoise. Les visiteurs de l’exposition BD : Moments forts du 9e art québécois au Musée de la civilisation pourront découvrir l’album publié à l’époque et qui, sur 104 pages, présente l’ensemble de la série.