Rêvons nos rivières: exposition à saveur BD sur le pont Dorchester, à Québec

Quatre grandes rivières sillonnent le territoire de la ville de Québec : du Cap Rouge, Saint-Charles, Beauport et Montmorency.

Au cours des 20 dernières années, la Ville de Québec a mis beaucoup d’efforts sur l’amélioration de la qualité de l’eau de ses cours d’eau. Ce faisant, les rivières et leurs abords sont devenus des espaces attrayants pour les citoyens qui aiment les fréquenter.

Une démarche de mise en valeur de ces rivières est en cours afin de permettre de redécouvrir la faune et la flore et la diversité culturelle de chacune d’elle. Des aménagements se réalisent progressivement dans le cadre d’une vision sur 20 ans qui permettra de se réapproprier ces milieux de vie tout en veillant à leur protection.

C’est dans cet esprit que Québec BD a lancé l’exposition Rêvons nos rivières, qui est présentée actuellement sur le pont Dorchester, entre Saint-Roch et le Vieux-Limoilou.

Cette exposition propose au visiteur de découvrir des œuvres originales de quatre auteur.e.s de bande dessinée qui se sont inspiré de textes inédits sur les rivières de Québec. Une façon originale d’explorer les liens qui unissent notre imaginaire aux rivières de Québec. Au menu de cette exposition de Québec BD, présentée en collaboration avec la Maison de la littérature, des créations de Jimmy Beaulieu, Cathon, Francis Desharnais et Richard Vallerand, inspirées des textes de Christiane Vadnais, Serge Bouchard, Yolaine et Jean Désy.

Pour plus d’informations sur l’exposition

Photos courtoisie de Québec BD.

La ville d’après – regard croisé en BD sur le futur urbain d’après COVID-19

Dans le cadre de 2020 – Année de la Bande dessinée, en France, la ville d’Angoulême lance un grand concours international de bande dessinée en association avec les Villes créative de l’UNESCO en littérature.  Membre du réseau depuis 2017, la Ville de Québec se joint à l’initiative en invitant les auteurs et autrices de bande dessinée du Québec à soumettre leurs candidatures. À gagner : une bourse de 2 000 $ et le plaisir de voir son œuvre présentée dans l’exposition qui résultera du concours. Un ou une des candidat(e)s retenus, provenant des différentes villes participantes, se verra également invité, en janvier 2021, au prochain Festival international de la bande dessinée d’Angoulême pour l’inauguration de l’exposition.

Avec comme thème «La ville d’après», et sous le parrainage de Dany Laferrière, ce concours est présenté en partenariat avec la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, l’Ecole urbaine de Lyon et, au Québec, avec Québec BD.

Contexte

La pandémie de COVID-19 éprouve durement l’ensemble de la communauté humaine sur tous les continents. À présent, il appartient à tous de réinventer notre futur, pour une humanité plus harmonieuse avec elle-même et avec notre planète.

Par son thème, ce concours souhaite stimuler toutes les utopies et faire appel à toutes les sensibilités et les cultures du monde pour faire surgir de nouveaux futurs pour les villes qui abritent aujourd’hui plus de 55 % de la population mondiale.

Objectif

Créer une œuvre originale d’une ou deux planches présentant la vision utopique de « la ville d’après », en ayant comme point d’ancrage la Ville de Québec. La « ville d’après » pourra être abordée par tous les angles : utopie ou dystopie, angle documentaire ou imaginaire, science-fiction, récit de l’intime ou humour – tout est ouvert. Le cadre lui-même est laissé à la libre appréciation des participant(e)s : grand paysage urbain ou intérieurs individuels, projets architecturaux ou aménagements paysagers – tout est possible.

Ce concours international permettra de valoriser la créativité en bande dessinée des différentes villes créatives, et partager une réflexion collective sur le devenir de nos villes au regard de l’expérience planétaire du COVID-19 et des nombreux questionnements soulevés par cette crise.

Modalités

Les artistes participant au concours devront produire une histoire complète, en une à deux planches, couleurs ou noir et blanc. En cas de dialogues ou de texte, une annexe avec la traduction du texte en langue anglaise devra être fournie par les artistes. Les dossiers de candidature, comprenant les coordonnées complètes du candidat, devront être acheminés par courriel au info@quebecbd.com, au plus tard le 11 septembre 2020, à 23h59

Une fois expédiées à Québec BD, les oeuvres proposées seront présentées devant un jury qui sélectionnera le ou la lauréat(e) du concours.

Sont éligibles les auteurs et autrices de 18 ans et plus, résidant dans la province du Québec, et ayant publié au minimum une œuvre, en autoédition (papier ou numérique) ou avec un éditeur professionnel.

Pour plus d’informations

«Sengo» de Sansuke Yamada, 14e Prix Asie de la Critique ACBD

L’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée (ACBD) décerne le Prix Asie de la Critique ACBD 2020 au manga Sengo de Sansuke Yamada publié aux éditions Casterman. Ce prix distingue une bande dessinée asiatique remarquable parue en français entre juillet 2019 et juin 2020.

Dans le Tokyo détruit de l’immédiat après-guerre, en 1945, Toku et Kodamatsu, deux soldats démobilisés, se retrouvent. Ils renouent avec une vie civile qui n’a, en fin de compte, de civile que le nom. C’est que le pays, vaincu, se découvre exsangue tandis que l’occupant américain s’impose partout. Mais cela n’empêche pas l’un, bon vivant, de jouir pleinement de ce qui s’offre encore à lui, et l’autre, désabusé, de tenter de redonner un sens à son existence. Ainsi, Sengo, au-delà de ces deux trajectoires individuelles, livre des tranches de vies brisées dont les acteurs essaient – et parviennent, souvent – tant bien que mal, à recoller les morceaux.

Sansuke Yamada réussit là un tour de force : d’un panorama de ruines il tire au fond l’essentiel, la dimension baroque. Personnages picaresques, tendre exhibition des imperfections, habile mélange du burlesque et du tragique ou surgissement soudain d’une violence toujours à l’arrière-plan d’une action en apparence légère et joviale : tout cela concourt à l’élaboration d’une fresque douce-amère d’une remarquable justesse, où le rire occupe toutefois toute sa place. Si la béance laissée par la guerre (et la défaite) hante littéralement chacun des personnages croisés, c’est bien du côté des (sur)vivants, et non des morts que se situe le point d’ancrage du récit. À l’école du désenchantement il s’agit de substituer le réapprentissage de l’engouement et cela passe par les combines montées, les cuites épongées ou encore les corps éprouvés.

L’édition de la série – finie au Japon en sept volumes – par Casterman offre en outre au lecteur une immersion idéale grâce à une traduction de grande qualité où le parler, haut en couleurs, des protagonistes anime constamment leurs aventures.

Les quatre autres titres en compétition pour le Prix Asie de la Critique ACBD 2020 étaient:

  • Blue Giant, de Shinichi Ishizuka (Glénat)
  • Mauvaise herbe, de Keigo Shinzo (Le Lézard noir)
  • Ma vie en prison, de Kim Hong-Mo (Kana)
  • La Vis, de Yoshiharu Tsuge (Cornélius)

L’ACBD tient à conseiller l’ensemble de ces cinq mangas qui témoignent de la qualité et de la diversité de la bande dessinée asiatique.