Programmation de la 2e édition de l’initiative « Une ville, un livre », autour de « La Petite Russie » de Francis Desharnais

Fière d’être ville de littérature UNESCO et forte du succès de la première édition en 2019, Québec récidive en présentant une seconde édition d’Une ville, un livre (One city, one book), une initiative rassembleuse qui vise à encourager les citoyens et citoyennes à lire un même livre, à en discuter et à découvrir la littérature d’ici.

En 2019, le roman Les chars meurent aussi de Marie-Renée Lavoie fût le titre mis à l’honneur. Cette année, la population de Québec est invitée à lire (Pow Pow, 2018). La programmation, en lien avec cette bande dessinée de Desharnais, se déroulera tout le mois de mars et propose une exposition, une projection, un concours ainsi que des cercles de lecture et un entretien avec l’auteur en bibliothèques.

La petite Russie : une histoire belle et vaste comme l’Abitibi

Écrit par un auteur de Québec et publié il y a moins de trois ans, le livre a été sélectionné pour ses qualités littéraires, son potentiel à rejoindre un large lectorat et l’universalité des thèmes qu’il aborde.

C’est une histoire de la colonisation de l’Abitibi. Un portrait d’hommes et de femmes qui ont tout quitté pour aller s’installer dans le Nord. Le récit d’un petit village qui s’appelle Guyenne. Sauf que Guyenne n’est pas une paroisse comme les autres. C’est une coopérative. Le bois que tu coupes là ne t’appartient pas et la coop garde 50 % de ton salaire pour financer le développement de la colonie. Dans le coin, il y en a qui appellent cet endroit, « la petite Russie ». C’est là que Marcel et Antoinette [les grands-parents de l’auteur] vont vivre durant vingt ans. (Pow Pow)

Participer à Une ville, un livre – des activités gratuites dans les bibliothèques de la ville de Québec

Exposition
La salle Irénée-Lemieux de la bibliothèque Aliette-Marchand accueillera une exposition consacrée à La petite Russie, du 5 au 31 mars. Des planches originales de la bande dessinée seront exposées de même que des documents d’archives ayant servis d’inspiration à l’auteur. Un vernissage ouvert à tous aura lieu le dimanche 8 mars, à 15 h.

Projection

Le long métrage Les brûlés sera projeté à la Maison de la littérature le mercredi 25 mars à 14 h. Mettant en vedette Félix Leclerc, ce film – à l’instar de La petite Russie – évoque le dur labeur des colons de l’Abitibi aux prises avec une terre inhospitalière et la peur de manquer de l’essentiel pour vivre.

Cercles de lecture
Les lecteurs et lectrices pourront rencontrer l’auteur et discuter de son œuvre :

  • Bibliothèque Monique-Corriveau, dimanche 15 mars à 14 h
  • Bibliothèque Jean-Baptiste Duberger, mardi 17 mars à 19 h
  • Bibliothèque Étienne-Parent, mercredi 18 mars à 19 h
  • Bibliothèque Saint-André, jeudi 19 mars à 19 h
  • Maison de la littérature, jeudi 26 mars à 19 h

Entretien
Pour clore le mois, un entretien avec Francis Desharnais aura lieu le dimanche 29 mars à 14h à la Maison de la littérature.

Concours « On a tous une histoire à conter »

Votre grand-père était draveur, trappeur, ou ouvrier sur un barrage électrique? Votre tante excelle au métier à tisser, a milité pour la souveraineté ou a été la première de son village à conduire une auto? Du 9 au 31 mars, partagez, en 300 mots ou moins, une tranche de la vie de vos proches dont la petite histoire se mêle à la grande Histoire du Québec. L’auteur ou l’autrice du texte retenu aura la chance de voir son histoire mise en bande dessinée par Francis Desharnais et recevra une paire de billets pour la soirée bénéfice de la Maison de la littérature, Lettres gourmandes, le 11 mai, pour y recevoir l’original des mains de l’auteur.

Plus d’information sur le livre élu en 2020 et sur son auteur de même que la programmation complète de la seconde édition et les modes de réservation peuvent être trouvées sur le site unevilleunlivre.ca.

La petite Russie, de Francis Desharnais, sera mis à l’honneur lors de la deuxième édition de l’initiative « Une ville, un livre »

Fière d’être ville de littérature UNESCO et forte du succès de la première édition en 2019, Québec récidive en présentant une seconde édition d’Une ville, un livre (One city, one book), une initiative rassembleuse qui vise à encourager les citoyens et citoyennes à lire un même livre, à en discuter et à découvrir la littérature d’ici. À la suite du vote du public, le titre qui sera mis à l’honneur est La petite Russie de Francis Desharnais (Pow Pow, 2018). Toutes les activités entourant cette nomination seront connues le 2 mars 2020. D’ici là, la population est invitée à lire cette bande dessinée et à se laisser transporter dans l’Abitibi des années 40 à 60.

La petite Russie faisait partie des quatre titres finalistes sélectionnés par le milieu littéraire de Québec avec Shuni de Naomi Fontaine, Saint-Jambe de Alice Guéricolas Gagné et Françoise en dernier de Daniel Grenier. La bande dessinée a récolté le plus grand nombre de votes de la part du public. Elle succède ainsi au roman Les chars meurent aussi de Marie-Renée Lavoie, qui avait été mis à l’honneur l’an dernier, lors de la première édition de l’initiative à Québec.

La petite Russie : une histoire belle et vaste comme l’Abitibi*
Écrit par un auteur de Québec et publié il y a moins de trois ans, le livre a été sélectionné pour ses qualités littéraires, son potentiel à rejoindre un large lectorat et l’universalité des thèmes qu’il aborde – attraits que son succès au vote populaire vient confirmer. L’adaptation en bande dessinée du livre de son grand-père constitue le projet le plus ambitieux de son auteur, Francis Desharnais. Il a su trouver le juste dosage d’historicité et d’humanité pour en faire une œuvre tout à la fois touchante et révélatrice d’un épisode méconnu de notre histoire. Depuis sa publication, La petite Russie collectionne les prix et les éloges.

C’est une histoire de la colonisation de l’Abitibi. Un portrait d’hommes et de femmes qui ont tout quitté pour aller s’installer dans le Nord. Le récit d’un petit village qui s’appelle Guyenne. Sauf que Guyenne n’est pas une paroisse comme les autres. C’est une coopérative. Le bois que tu coupes là ne t’appartient pas et la coop garde 50 % de ton salaire pour financer le développement de la colonie. Dans le coin, il y en a qui appellent cet endroit, « la petite Russie ». C’est là que Marcel et Antoinette [les grands-parents de l’auteur] vont vivre durant vingt ans. 

Francis Desharnais, l’auteur
Francis Desharnais est un auteur de bande dessinée de Québec. Avant La petite Russie, paru en 2018, il a entre autres publié La guerre des artsLes chroniques d’une fille indigne et Burquette. En plus de ses onze bandes dessinées, il a aussi réalisé des courts-métrages pour l’Office national du film (ONF) et participé à plusieurs spectacles intégrant le dessin aux arts de la scène. Il réside actuellement dans Limoilou.

Participer à Une ville, un livre  
Plusieurs activités en lien avec le livre mis à l’honneur auront lieu au cours du mois de mars 2020. Toutes les informations sur le livre élu en 2020 de même que la programmation de la seconde édition seront dévoilées le 2 mars sur le site www.unevilleunlivre.ca.

Le Prix de la critique ACBD de la BD québécoise 2019 décerné à «La Petite Russie»

L’ACBD, l’Association des critiques et journalistes de bande dessinée, a le plaisir de décerner le Prix de la critique ACBD de la bande dessinée québécoise 2019 à La Petite Russie de Francis Desharnais, édité par les éditions Pow Pow.

Avec cet ouvrage très personnel, Francis Desharnais plonge ses lecteurs en pleine colonisation de l’Abitibi, une région forestière au nord du Québec. On y suit le parcours de Marcel, le grand-père de l’auteur, qui s’installe en 1947 à Guyenne afin de réaliser son rêve : devenir cultivateur. Il prend ainsi possession d’une terre, fonde une famille et s’implique politiquement.

Or, Guyenne n’est pas un village comme les autres. Il s’agit d’une coopérative catholique où les membres reversent 50 % de leur salaire à l’établissement de la colonie, et où les décisions sont prises en assemblée. Si ce modèle social permet d’éviter la précarité, la communauté demeure toutefois divisée entre bûcherons et agriculteurs, ainsi qu’entre hommes et femmes. Au fil des ans, l’histoire familiale des Desharnais devient donc celle d’une fascinante expérience solidaire et humaine.

La régularité de Francis Desharnais

L’ACBD tient à souligner la qualité du travail de Francis Desharnais et sa régularité projet après projet. L’auteur de Québec s’était d’ailleurs déjà distingué avec ses deux précédentes bandes dessinées publiées chez Pow Pow, à savoir La guerre des arts et Les premiers aviateurs, pour ne citer qu’elles.

Le Prix de la critique ACBD de la bande dessinée québécoise, qui vise à mettre en valeur la créativité, la diversité et la richesse de la bande dessinée québécoise au-delà des frontières du Québec, sera remis le vendredi 22 novembre 2019, à 13 h 45, au Salon du livre de Montréal en présence de Siris, le lauréat 2018 qui lui remettra un trophée réalisé de sa main.

La Petite Russie a été choisie par un vote des adhérents de l’ACBD (97 membres actifs) parmi l’ensemble des ouvrages de bande dessinée publiés par des auteurs québécois entre le 1er juillet 2018 et le 30 juin 2019.

L’ACBD recommande aussi Contacts et Folk

L’ACBD tient également à recommander la lecture des deux autres ouvrages finalistes du Prix : « Contacts » de Mélanie Leclerc, publié par Mécanique générale, et le premier épisode de « Folk » d’Iris, publié aux éditions de La Pastèque.