Une belle place pour la BD historique lors des 1er Rendez-vous d’histoire de Québec!

La première édition des Rendez-vous d’histoire de Québec débute ce vendredi, 10 août 2018, et se termine le dimanche 12 août. Au programme : une multitude d’activités et animation historique, incluant trois belles activités liées à la bande dessinée, qui seront présentée gratuitement à la Maison de la littérature.

1792. À main levée – les coulisses d’un recueil

Lors des toutes premières élections générales en 1792, deux candidats ont recours à une bande dessinée –la plus ancienne de langue française répertoriée à ce jour!– pour inciter leurs concitoyens à voter pour eux. Pour souligner le 225e anniversaire de nos institutions parlementaires et de la BD d’ici, l’Assemblée nationale du Québec, en collaboration avec les Publications du Québec, a publié, en 2017, un recueil de bandes dessinées originales. Quatre moments charnières de notre démocratie ont repris vie grâce au talent de Vincent Giard, de Réal Godbout, de VAN et de VoRo. En compagnie de deux de ses artisans, découvrez le processus de création de cette œuvre collective dont est tirée une exposition présentée à la Maison de la littérature du 2 août au 10 septembre 2018

Vendredi 10 août, 16h

Le roman et la BD pour mettre en récit l’histoire autochtone

Voyagez dans la Nouvelle-France du XVIIe siècle sur les traces des Amérindiens. L’historien et romancier Martin Fournier retrace la grande aventure de la traite des fourrures en suivant le coloré coureur des bois Pierre-Esprit Radisson. L’auteur BD Louis Rémillard, quant à lui, traduit en images l’univers d’un Iroquois à qui les Français demandent de retourner auprès des siens pour y négocier la paix. Dans cette rencontre historico-littéraire, les deux auteurs parleront de leur démarche de création et du défi de puiser dans une abondante documentation pour éclairer un pan méconnu de l’histoire.

Dimanche 12 août, 11h

Dessine-moi une histoire : brasser de la bière à Québec

De Jean Talon au scandale de la Dow, l’histoire des brasseurs à Québec est riche en événements et en rebondissements. Lors d’une conférence dessinée unissant l’historien Luc Nicole-Labrie et le dessinateur Richard Vallerand, découvrez un récit bâti au fil de l’eau et du houblon, jalonné de monopoles et de faillites alors que –pour quelque 300 ans– l’industrie de la bière était centrale pour la capitale. Une production de Parenthèses 9.

Dimanche 12 août, 13h

Pour plus d’information sur la programmation : www.rendezvoushistoirequebec.com.

Une conférence sur les coulisses de «La Femme aux cartes postales» le 1er mars

Les auteurs de la bande dessinée La Femme aux cartes postales, Jean-Paul Eid et Claude Paiement, font tourner depuis quelques mois une conférence-rencontre au fil de laquelle ceux-ci lèvent le voile sur la création de cet ambitieuse oeuvre histoire.

Supportés par des projections d’esquisses préparatoires, artéfacts d’époque, photos d’archives et maquettes, les créateurs invitent l’auditoire à remonter le temps jusqu’au Montréal des années 1950, ses cabarets légendaires, ses marquises et ses néons qui éclairaient le ciel du centre-ville, à l’époque où le jazz y était roi. Au fil des discussions, MM. Eid et Paiement parlent de leur collaboration scénario-dessin, des premiers plans de l’intrigue au découpage des dialogue, ainsi que des liens entre leurs deux milieux respectifs : la bande dessinée et le théâtre – avec, en complément, le langage cinématographique. Ils y présente également toutes les étapes préliminaires de la création de l’album, dont les études de personnages, la ligne du temps de 1957 à 2002, incluant toute les informations requises afin d’assurer la vraisemblance du récit. De plus, ils déconstruisent également divers dessins afin de remonter jusqu’à leur squelette, de façon à mettre en évidence les images d’archives ayant servi de base à la reconstitution d’événements, de lieux, de personnages. Enfin, ils présenteront également les lieux repérés – et abonamment documentés – utilisés pour certaines scènes du récit. Cela, sans compter la mise en évidence du travail quant à la couverture – et ses diverses maquettes – ainsi que la production du disque (fictif) qu’aurait enregistré en 1957 les personnages du livre, et qu’on créé, en réalité, Thomas Hellman et Fanny Bloom, produit par La Pastèque et Grosse boîte.

Afin de parler de tout ça, Jean-Paul Eid et Claude Paiement seront de passage à la succursale de la rue Saint-Jean de la Librairie Pantoute, le jeudi 1er mars de 18h à 20h.

À propos de La Femme aux cartes postales

1957. Rose quitte sa Gaspésie natale en laissant, derrière elle, une lettre sur son oreiller. Elle n’a qu’un rêve en tête: briller sur les scènes des prestigieux cabarets de la métropole. À cette époque, Montréal est un haut lieu de la vie nocturne et l’une des escales obligées des plus grands jazzmen. Les nightclubs brillent de tous leurs feux et la mafia fait des affaires d’or. Mais l’arrivée du rock’n’roll, l’engouement pour la télévision et l’élection du jeune et maire Jean Drapeau va sonner le glas de cet âge d’or.

À propos des conférenciers

Membre de l’équipe du magazine humoristique Croc, Jean-Paul Eid y publie pendant 10 ans les aventures du surréaliste banlieusard Jérôme Bigras et de Rex, sa tondeuse. Pages à lire par transparence, scénarios interactifs, pages miroir, Eid s’amuse à déconstruire le langage même de la BD et de ses codes. Il mène parallèlement une carrière d’illustrateur et participe ponctuellement à l’émission Plus on est de fous, plus on lit à la radio de Radio-Canada à titre de chroniqueur BD.

Formé en interprétation par l’option théâtre du collège Lionel-Groulx, Claude Paiement fonde avec le comédien Sylvain Marcel le Théâtre Harpagon, une compagnie essentiellement vouée à la création. À l’étranger, son théâtre a fait l’objet de productions en France, en Suisse et en Roumanie. Parallèlement à sa carrière de dramaturge, Claude Paiement scénarise en 1999 avec Jean-Paul Eid Le naufragé de Memoria, série BD de science-fiction plusieurs fois primées. La femme aux cartes postales est leur seconde collaboration.

Antitube propose le meilleur d’Annecy le 10 décembre

Maintenant établie comme une tradition d’Antitube, sera présentée une sélection des meilleurs courts métrages d’animation ayant participé à la dernière édition du Festival international du film d’animation d’Annecy, le dimanche 10 décembre 14h à 16h au Musée de la civilisation.

Programmation :

  • Le serpent blanc, d’Antoine Bonnet, Mathilde Laillet, Mathilde Loubes, Claire Matz, James Molle et Victoria Niu
  • L’Ogre, de Laurène Braibant
  • The Blissful Accidental Death, de Sergiu Negulici
  • La sieste, de Jocelyn Charles, Morgane Ravelonary, Pierre Rougemont, Camille Guillot, Quentin Boyer Di Bernardo et Joséphine Meis
  • Negative Space, de Max Porter and Ru Kuwahata
  • Pépé le morse, de Lucrèce Andreae
  • Vilaine fille, d’Ayce Kartal
  • The Burden, de Niki Lindroth Von Bahr
  • Wu Qi Dao, de Jules Bourgès, Cécile Guillard, Nathan Harbonn-Viaud, Antoine Vignon et Benjamin Warnitz

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